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A contexte inédit, moyen de communication inhabituel : le Covid-19 bouscule nos habitudes, nous oblige à nous remettre en question. Artisans, maîtres d’œuvre, ou fournisseurs de matériel, ont répondu présents à l’appel de la CAPEB Gironde en visioconférence, vendredi après midi, avec la participation de Laurent MARGERIDE de l’OPPBTP.

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LE GUIDE

UN GUIDE POUR REPRENDRE LE TRAVAIL

« Il n’a jamais été question d’empêcher les entreprises de travailler. Nous avançons à vue, il s’agit de la deuxième version du guide sortie le 4 avril 2020, en partenariat avec l’OPPBTP, les syndicats d’employeurs et de salariés, destiné à nous protéger, nous et nos compagnons. Il est clair qu’il évoluera encore », a précisé, en introduction, le président Michel DUMON.

Laurent MARGERIDE de l’OPPBTP a pris le relai pour une présentation. Les 8 premières pages constituent le « Guide de préconisations de sécurité sanitaire pour la continuité des activités de la construction en période d’épidémie de coronavirus covid-19 » à proprement parlé, à côté, la boîte à outils, sous forme de fiches conseils :

  • Questionnaire sur l’état de santé du salarié
  • Porter efficacement son masque pour se protéger dans l’atelier et sur le chantier du BTP
  • Aide à la préparation d’activité de chantier en période d’épidémie
  • 10 points à échanger avec mon client particulier
  • 10 points à échanger avec mon client professionnel (commerçant, industriel, collectivités)
  • Protocole d’intervention chez un particulier à risque de santé élevé
  • Protocole d’intervention chez un particulier malade du Covid-19
  • Protocole d’intervention chez un particulier
  • Que faire en présence d’une personne malade ou soupçonnée de l’être

Cette boîte à outils peut être complétée par différents supports, affiches, pictos et vidéos, mis à disposition des entreprises sur le site de l’OPPBTP.

LES GESTES BARRIÈRES

Les trois grandes règles restent inchangées :
1. Respect d’une distance de 1 m entre les personnes.
2. Le lavage des mains : de l’eau et du savon font parfaitement l’affaire. Le gel hydroalcoolique peut les compléter dans certaines situations, en voiture, par exemple.
3. Le port du masque auquel on peut ajouter celui des lunettes (contamination également par les yeux).

LE PROBLÈME, C’EST LE MASQUE !

Le masque reste introuvable. Il est à l’origine de la seconde édition en date du 10 avril, avec une fiche conseil et un tableau pour bien le choisir. Et lorsqu’une artisane évoque des masques en tissu : « surtout pas, uniquement les masques mentionnés dans le guide FFP1, FFP2 et attention aux contrefaçons ! », lui répondent les organisateurs.

Un sujet qui ouvre le débat sur différents fournisseurs, avec d’importantes disparités quant au prix. Il s’avère, pour le moment, que seul C-Discount Pro propose des masques homologués, dans un délai raisonnable. « Tant que nous y sommes allons jusqu’au bout : je ne suis pas fan des grandes enseignes, mais je dois reconnaître que Point P s’est comporté avec prudence dans cette crise, contrairement à des marchands de matériaux tels que Tout Faire qui, justement, ont incité les artisans à faire n’importe quoi », a ajouté notre président dont chacun reconnaîtra ici le franc-parler.

Il est également fait mention du problème de buée pour les porteurs de lunettes. Un artisan ou un compagnon seul sur un chantier peut ne pas porter de masque, une visière de protection peut suffire dans ce cas. Il est important de bien comprendre les enjeux pour adapter les solutions. Le président précise que, pour lui, il s’agit avant tout d’un guide « citoyen », dont l’objet est de responsabiliser chacun, permettant ainsi d’adapter au mieux la réponse.

LA TRAME DE PRÉPARATION

Préparez soigneusement vos chantiers. Les fiches conseils du guide vous aident à déterminer le protocole correspondant.

Des artisans évoquent des pressions pour une reprise plus rapide des chantiers. « L’artisan reste responsable de ses salariés. Ne cédez pas aux chantages et aux pressions, responsabilisez vos interlocuteurs. Devant un problème, le maire, le maître d’ouvrage et le maître d’œuvre verraient leur responsabilité engagée au pénal. Toutes vos remarques doivent être formulées par écrit et les documents signés par toutes les parties », insiste le président. Laurent MARGERIDE abonde dans son sens, rappelant que « le PPSPS est réalisé par les entreprises travaillant sur un chantier et remis au coordonateur SPS. Il intègre la prise en compte des dispositions générales de la coordination et des installations prévues contenues dans le plan général de coordination de sécurité et de protection de la santé (PGCSPS) ».

La coactivité est désormais impossible, les entreprises devront travailler les unes après les autres car il est ainsi plus facile de faire appliquer les règles.

Laurent MARGERIDE rappelle également qu’une fiche de poste de OPPBTP peut vous aider dans le choix du référent Covid-19.

Parallèlement, informez vos salariés (inutile de leur demander de signer un accord, le document ne serait pas recevable) et mettez à jour votre document unique. Là encore, l’OPPBTP peut vous accompagner ; en outre, une fiche « sauveteur secouriste », une autre «  déplacements » sont également à votre disposition sur son site.

Vous pouvez poser vos questions et échanger les bonnes pratiques (attribuer un scotch d’une couleur pour les outils et objets de chaque salarié, par exemple) sur endirectavec.preventionbtp.fr. Ce service est également accessible par téléphone (01 72 06 06 90).

LES DÉPLACEMENTS

Parmi les questions récurrentes : combien de personnes par véhicule ? Le président rappelle que les choses évoluent d’heure en heure, en fonction aussi de la disponibilité des outils de protection : pour le moment, une seule personne par véhicule.

LES APPRENTIS

La place des apprentis est également un sujet sensible. Les règles vont encore changer dans les jours qui viennent, mais, pour le moment, « de façon à limiter les déplacements de tout personnel non indispensable sur les chantiers et dans les ateliers, il est recommandé de ne pas autoriser les apprentis, stagiaires et alternants mineurs à se rendre sur chantier et atelier ». Quoi qu’il en soit, les examens ne seront pas donnés et l’entreprise sera consultée.

LES COMBATS DE LA CAPEB

La CAPEB, avec les autres syndicats patronaux et de salariés, a obtenu ce guide destiné à nous protéger. Beaucoup de métiers nous l’envie, c’est une première étape indispensable vers la reprise. Avec l’U2P, nous avons obtenu un fond de solidarité qui n’était pas prévu initialement.

Nos revendications portent désormais sur le financement des coûts supplémentaires générés par la crise et surtout sur la défiscalisation des heures supplémentaires. Après les avoir protégés, nous n’allons pas demander à nos salariés de travailler 50 heures par semaine, ce serait absurde, la CAPEB préfère leur demander leur implication par ce biais. Ce sera le mot de la fin du président invitant ceux qui n’adhèrent pas encore à notre organisation à le faire, et augmenter ainsi notre crédibilité auprès des pouvoirs publics. Plus forts, ensemble !

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