Lundi 19 novembre 2018, avec Véronique HAMMERER, députée de la 11e circonscription, nous avions rendez-vous chez Christophe BARBOTEAU, tailleur de pierre. Christophe et son épouse ont acheté les carrières de Prignac-et-Marcamps, il y a 7 ans. En 2008, les normes de sécurité ayant évolué, l’extraction s’est arrêtée. Le cadre n’en demeure pas moins en parfaite harmonie avec l’activité, seulement, les pierres qui attendent devant nous d’être taillées arrivent de Sireuil.

8 personnes travaillent dans l’entreprise : nos hôtes, leurs 2 fils, et 4 autres salariés qui taillent et qui posent. Nous échangeons quelques mots avec un jeune salarié penché sur son travail de gravure : avec son patron, ils ont eu les mêmes professeurs, il y a entre eux la complicité et le respect de ceux qui partagent la même passion. Les journées sont moins longues quand on a choisi son métier. Ils sont heureux de nous parler de la bibliothèque de Pugnac qui sera inaugurée ce week-end, une très belle réalisation à laquelle l’entreprise a participé.

Au départ, Madame BARBOTEAU jonglait entre sont métier d’assistance maternelle et l’administratif de la société : la vie d’une épouse d’artisan. Elle travaille maintenant à temps plein pour l’entreprise.

Nous avançons vers une grosse machine qui taille les pierres : un investissement de 40 000 euros à amortir pour cette petite entreprise. A la question « quels sont les problèmes majeurs que vous rencontrez ? », le recrutement des salariés est évoqué en premier. Mais c’est surtout la concurrence : « Ça devient dur, nous sommes entourés de gens qui font n’importe quoi, les prix cassés, le travail au noir, les assurances, la qualité… ».

La clientèle s’étend du particulier à l’auto-entrepreneur, en passant par les entreprises artisanales, jusqu’à de grandes entreprises qui, même dans l’ancien, n’ont plus de tailleurs de pierre. Du coup, nous les interrogeons sur la formation. L’école est à Blanquefort. Madame BARBOTEAU regrette que la formation Constructeur béton armé de Reignac n’ait pas été reconduite, elle aurait été utile à son fils. Certaines formations existent sur Blaye, d’autres sur Libourne : “Les gens de Blaye n’iront pas à Libourne, du coup, nous n’avons plus d’apprentis locaux”, dit Daniel SELLIER, responsable des Eco-Artisan de la Capeb Gironde, organisateur des rencontres de ce matin.

Nous poursuivons par la visite de la carrière où fut tournée récemment une scène de meurtre d’un épisode du Sang de la vigne. Un bel endroit qui reçoit de temps en temps des manifestations culturelles.

Nous passons ensuite dans le bâtiment central où les pierres sont taillées et préparées, avant un passage au bureau où se trouve une présentation de l’histoire de la taille de pierre dans notre région. Un très beau métier.

Merci à Christophe BARBOTEAU et de son épouse pour leur accueil et leur disponibilité.

 

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