Eco Artisan et RGE

Eco Artisan et RGE

ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES AU NIVEAU DES TERRITOIRES

Premier point de cette réunion de la section des Éco Artisans, Daniel SELLIER, son président, rappelle que les communautés de communes accompagnent les entreprises au niveau des territoires. Le service Développement économique accueille les entrepreneurs mais aussi tous les porteurs de projets qui souhaiteraient s’implanter sur le territoire en créant ou reprenant une entreprise.

Les programmes locaux de l’habitat gèrent et innovent dans le domaine de la lutte contre la précarité énergétique. Ils peuvent constituer une première piste de développement pour les artisans qualifiés dans la rénovation énergétique.

MA RENOV BORDEAUX MÉTROPOLE

Parmi les initiatives locales, Daniel rappelle l’existence de la plateforme Ma Rénov, sur Bordeaux Métropole. Cette plateforme, destinée à stimuler la rénovation énergétique des bâtiments, est gratuite pour les artisans qui souhaitent s’y inscrire : www.marenov.bordeaux-metropole.fr. Elle fonctionne comme toute plateforme de mise en relation des clients (ou bailleurs) et des artisans.

WWW.360TRAVAUX.COM

Impossible de parler plateforme sans aborder 360travaux.com, la plateforme créée par les artisans du bâtiment pour les artisans du bâtiment. N’oubliez-pas de vous inscrire, c’est gratuit, c’est fait pour vous faciliter la vie, puisque vous êtes accompagné de la vérification du contact, jusqu’au recouvrement, en passant par la réalisation des travaux !

ÉCO ARTISAN/RGE : DOUTES ET REMARQUES…

Un peu d’histoire…

ÉCO ARTISAN est un label de qualité développé par la CAPEB en 2008, faisant suite aux engagements du Grenelle de l’environnement. Il s’articule autour de 3 grands engagements :

— proposer à ses clients une évaluation de la performance énergétique de leur logement,

— apporter un conseil global en rénovation énergétique,

— réaliser les travaux dans son corps de métier et en vérifier la qualité.

Rappelons que les rencontres politiques du Grenelle de l’environnement avaient pour vocation de prendre des décisions à long terme en manière d’environnement et de développement durable.

Dans un premier temps, trop peu d’artisans ayant fait cette démarche volontaire et spontanée, avec la nécessité grandissante des travaux de rénovation énergétique, l’Agence de l’énergie et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), avec les pouvoirs publics, ont mis en place le label RGE « Reconnu Grenelle Environnement », qui, avec le gouvernement suivant est devenu « Reconnu Garant de l’Environnement ». Entre les deux, nous avons perdu beaucoup de temps pour un simple changement de dénomination. Du choix Eco Artisan, par passion, nous sommes passés au choix RGE, par obligation.

Depuis 2014, l’obtention des aides, telles que le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), la prime énergie ou CEE (Certificat d’Économie d’Énergie, et l’éco prêt à taux zéro (Éco PTZ), entre autres, impose la mise en œuvre de travaux de rénovation conduits par une entreprise RGE. Ce label permet aux professionnels, après une formation spécifique, de certifier de son savoir-faire, et guide le client dans le choix du professionnel, en attestant de son inscription au Registre du commerce ou au répertoire des métiers, de la transparence financière et de sa formation.

Aujourd’hui, RGE se décline en plusieurs branches :

— RGE Certibat : professionnels formés à la conception et à la réalisation d’offres globales de rénovation énergétique ;

— RGE Eco artisan : artisans compétents dans les domaines de la performance énergétique et les travaux d’efficacité énergétique ;

— RGE Qualibat : professionnels experts en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables ;

— RGE Qualifelec : professionnels qualifiés dans les domaines des travaux électriques ou l’installation d’appareils utilisant des énergies renouvelables ;

— RGE Qualit’EnR : installateurs de systèmes utilisant des énergies renouvelables.

Paroles d’artisans

Peu efficace, trop complexe, pas rentable… Les artisans entendent bien que l’accession aux aides, par les clients, soit soumise à condition, mais ils critiquent aussi le fonctionnement du label RGE, et se retourne vers QUALIBAT, organisme indépendant choisi pour le gérer.

La réunion de ce soir avait essentiellement pour but de libérer la parole et de chercher des pistes d’amélioration de la situation, en présence de Quentin HANS, attaché parlementaire de la députée Véronique HAMMERER.

Deux des artisans présents ont choisi de sortir du RGE : l’un parce que ça ne lui amène pas assez de chantiers, l’autre, depuis la sortie des fenêtres du CITE… sauf que les fenêtres viennent d’être réintégrées dans le CITE, mais jusqu’à quand ?

Les plombiers chauffagistes n’ont guère le choix. Il semble qu’ils s’en accommodent d’autant mieux que les technologies évoluent vite. Un artisan dit avoir demandé le RGE pour le photovoltaïque qui ne lui a servi que pour sa propre maison : « nous avons choisi les meilleures méthodes, avec des tuiles, dans les règles de l’art, que pouvons-nous faire face à des margoulins qui vendent des panneaux chinois au rabais » ?

Qu’est-ce que cela suppose pour l’artisan ?

Le pré-requis pour être reconnu RGE passe par une qualification professionnelle, à laquelle vient se greffer le label RGE. La formation nécessaire pour cela dépend du type de qualification professionnelle et de la qualification désirée. Exemple : RENOV (3 jours), Qualipack (5 jours), selon l’organisme qualificateur.

L’Eco Artisan doit en plus se munir d’un logiciel de calcul thermique (un investissement supplémentaire d’environ 300 euros) pour effectuer les évaluations thermiques.

Le montant annuel de l’adhésion s’élève à 126 Euros TTC. Suivant l’importance de l’entreprise, le coût peut être plus élevé.

Tous les 4 ans, il faut reconduire les labels, que ce soit Eco Artisan ou RGE. Là, les choses se gâtent. Cela suppose de déposer un dossier qui semble trop lourd pour des artisans déjà noyés sous la paperasse. « Et pourtant, pour nous, c’est plus facile parce que je m’occupe de l’administratif, mais je me demande comment peut faire un artisan qui travaille seul », dira une adhérente.

« Et je ne vous explique pas le travail quand vous avez le RGE pour plusieurs qualifications », dira un autre.

Au bout de deux ans, l’artisan est audité. Le montant de cette opération s’élève à 315 euros. Il est clair que l’investissement n’est pas amortissable par un artisan qui fait peut de chantiers pour lesquels les aides sont demandées. « Il est vrai que les gens, par pudeur, ne nous disent pas toujours s’ils demandent un crédit d’impôt », reconnaîtra un artisan.

« Effectivement, demander le RGE n’est pas nécessaire pour tout le monde. Certains artisans ne le comprennent pas, ils pensent même que le RGE est nécessaire pour que le client bénéficie d’un taux réduit de TVA, alors que ça n’a rien à voir », ajoute Daniel SELLIER.

Que pouvons-nous proposer ?

« Ne pas laisser n’importe qui s’installer sans compétence ! », dira un artisan. Selon lui, il semble que le RGE soit davantage un label commercial que la reconnaissance d’une réelle compétence. « Parce que chacun travaille pour sa pomme », ajoute t-il. « Or la rénovation énergétique demande méthode et rigueur. On commence par le toit, puis on descend vers les parois et fenêtres, la ventilation, puis la chaudière. Installer une chaudière à condensation dernier cri dans une maison mal isolée, ce n’est pas très utile. »

Pour cette même raison, un autre souhaiterait que l’étude thermique préalable soit rendue obligatoire : « Au départ, l’idée était bonne, mais il y a eu dérapage ».

La simplification de l’organisation est unanimement demandée : « Il ne faudrait pas que nous ayons les labels Eco Artisan et RGE à reconduire la même année, c’est trop lourd administrativement parlant ». Peut-être que les dossiers devraient être dématérialisés, cela permettrait de ne pas avoir tout à refaire en totalité pour des entreprises ayant le label de très longue date ?

Daniel Sellier propose de remonter les informations auprès de la Confédération pour contribuer à la recherche de pistes d’amélioration. Il conclut en rappelant qu’il est important pour tous que les adhérents puissent témoigner de leur expérience : les responsables des sections métiers sont à leur écoute et agissent pour le collectif.

 

Sécurité : responsabilité du chef d’entreprise et du salarié

Sécurité : responsabilité du chef d’entreprise et du salarié

« Sécurité : la responsabilité du chef d’entreprise et du salarié », un sujet grave pour une belle manifestation. Sur une idée de Frédéric JUIN, responsable des sections Électricité et Plomberie de la CAPEB Gironde, chefs d’entreprise et salariés s’étaient donné rendez-vous pour aborder une question cruciale sur les chantiers du bâtiment exposés aux risques d’accidents.

Après l’accueil par le représentant de la quincaillerie FOUSSIER qui nous a fait l’amitié de nous recevoir, Laurent MARGERIDE a présenté l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics : OPPBTP, et tous les services et accompagnements qu’il propose à nos entreprises. Administré paritairement, l’OPPBTP a pour mission de sensibiliser les professionnels pour prévenir les accidents du travail et les maladies à caractère professionnel, et améliorer les conditions de travail.

Parmi les risques évoqués, la chute de hauteur : malgré les efforts en terme de sécurité, elle reste la première cause d’accidents graves et mortels (16% des AT, 30% des décès). Ce risque est à l’origine de nombreux arrêts de tâches par la DIRECCTE. Conseil, information, formation : n’hésitez pas à solliciter l’OPPBTP, la prévention reste le meilleur moyen d’éviter l’accident.

Cas concret : nous avons tous en mémoire le terrible accident auquel a dû faire face notre collègue Loïc BESSE. Avec la pudeur et la gentillesse qui le caractérisent, il est venu évoquer cette épreuve difficile dans la vie d’un chef d’entreprise. En 2013, à l’époque des faits, Loïc était âgé de 24 ans, et cela s’est terminé l’année dernière. « Tous les ans, convoqué à la gendarmerie, pour parler sans cesse de ce qui s’est passé, pour en finir avec un arbre des causes fait par la CARSAT. Un arbre des causes, c’est-à-dire un compte rendu sur ce qui est arrivé, et ce que l’on aurait pu faire pour éviter ça. Ils étaient 2 à travailler sur le chantier, en train de finir de monter un échafaudage, le marteau a glissé, le salarié est monté sur le toit pour le récupérer et est passé au travers. 3 ans pour conclure que le marteau aurait dû être attaché à la main comme en escalade ». L’inspection du travail n’a pas été trop sévère. La partie judiciaire a été plus compliquée. Après un tel traumatisme, ébranlé humainement par le décès de ce jeune salarié, ancien copain d’école, Loïc se souvient avoir été traité comme un criminel. « Si vous n’êtes pas soutenu, la famille, les amis, les collègues, on a très vite fait de sombrer ». Un conseil pour les collègues ? « Lorsque vous donnez des consignes, veillez toujours à ce qu’il y ait au moins un témoin », ajoute-t-il.

Maître GRALL, avocate au sein de Cabinet BARTHELEMY, a fait ensuite un exposé détaillé sur les responsabilités, celles de l’employeur, celles des salariés, à partir d’exemples concrets.

Ce qu’il faut retenir : en cas d’accident survenu pendant les horaires et sur le lieu de travail, comme pour les maladies professionnelles, la responsabilité civile et pénale de l’employeur peut-être engagée. En matière de sécurité, l’employeur à une obligation de résultat. Ce qui signifie que dans la majorité des cas, la responsabilité pénale pèsera sur le chef d’entreprise, puisqu’il a l’obligation de veiller à l’application des règles de sécurité. Le salarié a cependant une responsabilité lorsqu’il ne respecte pas certaines les règles clairement établies, et lorsqu’il met en danger ses collègues sur le chantier.

Diverses peines sont prévues par la loi, allant d’une amende jusqu’à une peine d’emprisonnement assortie ou non d’une amende, selon la nature du préjudice subi. Dans la salle, chefs d’entreprise, salariés, conducteurs de travaux, restent attentifs et concentrés. Chacun prend la mesure de sa responsabilité et de l’intérêt de veiller à la prévention.

Le conseil de Maître GRALL : la prévention, bien sûr, et, au-delà de l’obligation légale, elle nous conseille de ne pas faire l’économie d’une assurance responsabilité civile du dirigeant.

La troisième partie de l’après-midi a été assurée par la quincaillerie FOUSSIER : présentation des EPI, au féminin et au masculin, puis de harnais et de protections auditives par des partenaires.

Une après-midi studieuse qui s’est terminée autour du verre de l’amitié parmi les clients de la quincaillerie FOUSSIER, invités pour l’occasion. Merci à tous les participants, ce n’est qu’à ce prix, et ensemble, que nous parviendrons à faire reculer le nombre des accidents sur les chantiers.

Soirée Plâtriers

Soirée Plâtriers

A l’origine de la CAPEB, il y a les métiers. Les sections professionnelles sont les héritières de nos anciennes corporations. On parle beaucoup de l’accompagnement administratif des adhérents, on néglige souvent le rôle majeur de notre organisation dans leur montée en compétence technique. Hier soir, à la CAPEB Gironde, le président Hervé CAMBO avait donné rendez-vous aux plâtriers et professionnels de l’isolation autour du thème : « Laine minérale et fibre de bois, les fondamentaux de la thermique ».

16 artisans plâtriers étaient présents à la soirée animée par les industriels ISOVER et ISONAT.

Laine minérale

La laine de verre, qu’est-ce que c’est ? On parle aujourd’hui de « laine minérale » car toutes les matières premières sont issues de minéraux. Si l’on extrait moins de matière première, on recycle davantage le verre que l’on va monter en fusion à 1500 °C. La température du calcin obtenu est ramenée à 1200 °C, il devient ainsi un matériau fibreux. Grâce à la force centrifuge, on va le transformer en fibres qui, travaillées différemment, entreront dans la composition des produits de la gamme. Le produit est recuit, un liant est ajouté, c’est lui qui donnera sa couleur définitive à la laine minérale.

La laine de verre va être recyclée et reconditionnée à l’infinie.

La fibre de bois

La laine de bois est considérée comme un isolant écologique naturel et performant, fabriqué à partir de fibres de bois. La matière première est prélevée au cœur des forêts locales, essentiellement Douglas, fournie par les scieries. Elle possède d’excellentes qualités d’isolation thermique et acoustique et entre en cohérence avec la construction à ossature bois que ce soit pour l’isolation des murs et des toitures.

Si la fibre de bois est effectivement écologique et naturelle, il reste des efforts à faire sur le liant, issu, pour le moment, du recyclage des bouteilles plastiques.

Les fondamentaux de la thermique

Dans la nature, il y a les conducteurs et les isolants. La conductivité thermique précise le comportement des matériaux lors du transfert thermique par conduction. Elle est notée lambda (λ). La conductivité thermique est située entre 30 à 40 pour les matériaux isolants. Plus le λ est petit, plus le matériau est isolant (à l’inverse, cuivre, acier : 380). C’est le flux de chaleur qui traverse 1 mètre carré d’une paroi de 1 mètre d’épaisseur lorsque la différence de température entre les deux faces de cette paroi est de 1 degré : 7 mètres d’épaisseur de béton sont équivalents à 10 cm de laine de verre !

La mise en œuvre

Dans le bâtiment, les plâtriers et professionnels de l’isolation vont intervenir sur les murs et la toiture. Il y a également le sol, les ponts thermiques, et la VMC, devenue incontournable dans nos bâtiments très isolés.

Une fois considérées les qualités du produit, la mise en œuvre dans le respect des règles est tout aussi essentielle. C’est là que nous, artisans, avons notre rôle à jouer. La mise en œuvre est déterminée par des normes que nous ne pouvons pas ignorer.

Certaines de ces règles ne sont pas toujours respectées. Il est par exemple obligatoire de poser des déflecteurs avant de souffler un isolant. Certes, cela rend le chantier plus contraignant mais, du fait des aides octroyées, les contrôles sont également plus fréquents.

La hiérarchie règlementaire

Normes, DTU, avis techniques sont légion dans un contexte d’incitations fiscales autour de l’isolation. Le marché est porteur pour les 10 prochaines années, à tel point que les industriels sont en train d’augmenter leur capacité de production pour répondre à la demande du marché.

Le DTU 25.41 est notre code de la route. Si le produit est trop récent pour être soumis au DTU, c’est l’industriel qui doit fournir un avis technique. Et n’oublions pas la RT2012 et ses exigences en matière de performance de l’enveloppe du bâtiment.

Après l’effort…

Après un exposé relatif à la mise en œuvre des deux types d’isolants présentés, nous avons rejoint le buffet dressé par Mylène et Bruno et offert par nos partenaires ISOVER et ISONAT, pour un moment de détente et d’échange avec les collègues.

Face à l’enthousiasme et à l’intérêt de la majorité de nos collègues, il a été d’ores et déjà décidé de donner une suite à cette réunion. Rendez-vous à la fin du premier trimestre 2019 !

Vos interlocuteurs

Merci à :

Patrice FRESLON, Moniteur Technique ISOVER : 06 70 04 94 62.

Olivier FERAL, Délégué Régional Bâtiment ISOVER : 06 89 99 58 57.

Alexandre BLANC, Délégué Commercial ISONAT : 06 45 47 29 65.

Animations Eco Artisan

Animations Eco Artisan

Métrologie et prévention des sinistres

15 juin 2017

Soirée proposée par Jean-Paul Pichenot
et les Eco Artisans

Les Éco Artisans® sont des professionnels formés à la performance énergétique des bâtiments. Ils s’engagent dans une approche globale en rénovation en lien avec le grenelle de l’environnement. Ils ont également un devoir de conseil sur les aides disponibles pour la mise en œuvre des travaux.

Le référentiel s’articule autour de trois engagements :

  • proposer aux clients une évaluation de la performance énergétique des logement,
  • apporter un conseil global en rénovation énergétique,
  • réaliser les travaux dans son corps de métier et en vérifier la qualité.

« Métrologie et prévention des sinistres » est le thème de ce soir.

Le débat s’ouvre sur un exemple rencontré par Daniel Sellier, responsable de section, lors de la pose d’un plancher dans un immeuble. Le bâtiment est une chaîne : un architecte, un maître d’ouvrage, des artisans. Il suffit d’un défaut de communication et le sinistre n’est pas loin. Dans le cas évoqué, le lot déshumidification a été supprimé sans que les intervenants en soient avertis. Résultat, un plancher qui présente des craquements et un attachement…

Le DTU dit que l’immeuble doit être sain pour la finition ; c’est à la maîtrise d’œuvre de s’en assurer afin de donner les autorisations.

« Nous savons tous que Bordeaux est construite sur des marécages », dit un autre artisan. Il prévient ce type d’incident avec un carottage en phase d’exécution, notifié dans le mémoire technique. « Notre devis s’entend après lecture du mémoire technique », précise t-il.

Jean-Paul Pichenot rappelle les règles : Le maître d’œuvre est responsable de la conception, l’artisan de sa mise ne œuvre. Les documents contractuels sont là pour nous protéger ! « Ne faites par l’erreur de partir d’un mémoire type, mais répondez soigneusement au besoin du client », précise t-il. « On ne peut plus rien modifier sans un accord écrit ».

Le débat prend une tournure inattendue, car c’est bel et bien de communication dont il est question. « Nous devons nous exprimer et être force de proposition », dit Alain Roque. « Quand vous êtes au tribunal, il est trop tard. Il faut travailler en prévention. Notre expertise suppose aussi la qualité relationnelle ».

En résumé, les sinistres naissent de trois invariants :

  • Défaut de connaissance.
  • Défaut de contractualisation.
  • Défaut d’études.

Nous en venons, de fil en aiguille, à la présentation d’un outil de mesure de l’hygrométrie. Face à une telle situation, c’est très simple», dit Jean-Paul : « M. l’architecte, ça clignote rouge, je ne fais rien ! Point ».

Il propose aux artisans de la Capeb33, s’ils le souhaitent, et s’ils sont capables de réunir un groupe de 30 personnes, une formation gratuite de 30 minutes à 1 heure sur l’hygrométrie.

Le président Dumon rappelle le partenariat signé avec le bureau d’études JPENERFORM, pour éviter justement tout défaut d’études : commissionnement, dimensionnement, pertes de charge, etc. « L’autoformation est indispensable pour monter en compétence », ajoute-t-il.

Les plafonds rayonnants, un système de chauffage astucieux

Les plafonds rayonnants, un système de chauffage astucieux

Les plafonds rayonnants, un système de chauffage astucieux

8 juin 2017

Soirée proposée par Jean-Paul Pichenot et la section Électricité

Voilà une soirée technique qu’il ne fallait manquer sous aucun prétexte !

Le confort se mesure…

Après l’accueil par Frédéric Juin, président de la section Électricité, Jean-Paul Pichenot a abordé la réunion par les règlementations thermiques, celle de 2012 et celle de 2018, à laquelle nous devons nous préparer, dit-il. Il a ensuite expliqué la notion de « confort », primordiale pour bien comprendre l’intérêt du mode de chauffage par rayonnement. Bien qu’essentiellement subjective, il a rappelé que la température de confort — ou température opérative — se mesure.

Rayonnement : le principe du soleil

La soirée était animée par les représentants de deux fabricants de solutions par rayonnement : ACOME et INNOVERT. C’est le principe du soleil. Le corps le plus chaud transfère sa chaleur, sans support matériel (il s’oppose en cela à la conduction ou à la convection), par les ondes électromagnétiques, vers les corps les plus froids. Ces derniers rayonnent à leur tour et diffusent la chaleur dans la pièce. En hiver, quand l’air est froid, un rayon de soleil produit une sensation de bien-être immédiate : nous avons tous fait cette expérience.

L’idée reçue selon laquelle la chaleur monterait est vite balayée : c’est l’air réchauffé qui monte, pas la chaleur !

Les avantages

Grâce à trois principes clés :
• rayonnement,
• absence de masse donc d’inertie,
• très basse température,
le chauffage par rayonnement procure un réel confort thermique. Il s’ajuste rapidement à la température souhaitée, pièce par pièce, en fonction des usages, est très économe, et permet de rafraîchir efficacement sans assèchement ni mouvement d’air.

Pour quelles applications ?

Pour le moment, ce mode de chauffage est davantage utilisé en neuf où l’information s’adresse aux électriciens et surtout aux plaquistes. Il reste simple et facile à poser en comparaison avec un plancher chauffant qui nécessite une chape d’enrobage.

Il y a cependant un marché à prendre en rénovation. Dans ce domaine, les chauffagistes seront les mieux placés pour proposer ce mode de chauffage/rafraîchissement.

Une autre façon d’envisager le confort thermique

Après les aspects techniques de mise en œuvre, un débat nourri s’est ouvert, dans le sens d’une autre vision du confort thermique.

En effet, grâce à l’innovation technologique, aux progrès dans l’isolation, il nous est démontré, à l’aide de différents relevés de température, que chauffer n’est plus le problème. En revanche, ce qui est économisé en chauffage devrait ne pas être dépensé en rafraîchissement. C’est sans doute là que réside l’intérêt majeur des plafonds rayonnants, ils utilisent les lois de la physique pour être aussi efficaces en chaud et qu’en rafraîchissement.

C’est en quelque sorte une vision globale du confort thermique, dans nos maisons qui, au fil des réglementations, sont devenues étanches.

Nous avons, en primeur, le retour d’expérience d’Yves Guillemaut, qui vient d’installer ce système, pour la plus grande satisfaction de ses clients !

Notre meilleure arme pour faire face à toutes les crises, c’est notre savoir-faire ! C’est un point de vue très épandu parmi les adhérents de la Capeb33. C’est pourquoi, à l’issue de cette réunion particulièrement riche, le président Michel Dumon, accompagné de Frédéric Juin, président des sections Électricité et Plomberie, a officialisé un partenariat avec le bureau d’études de Jean-Paul Pichenot, JPENERFORM et son réseau.

Inutile de présenter Jean-Paul à la Capeb33 : son nom est synonyme d’expertise technique et de confiance. Dans les domaines du chauffage et de la climatisation, les sinistres restent nombreux. Les artisans n’ont pas toujours le temps et les compétences pour faire les études préalables à des installations toujours plus performantes et exigeantes, d’où l’idée d’un partenariat avec un bureau d’études qui pourrait accompagner les artisans de la Capeb33 dans une démarche nécessaire, autant pour leurs clients que pour eux-mêmes.

Le président rappelle la notion de « travailler ensemble » qui lui est chère. Si les artisans sont, selon lui, les ingénieurs de la main, n’oublions pas que, quoi qu’il en soit, la main reste toujours reliée au cerveau !

SIDEC de Bordeaux

Au SIDEC de Bordeaux, le rendez-vous incontournable des professionnels du matériel électrique. C’était les 29 et 30 mars dernier au Parc des Expositions de Bordeaux. Mylène sur le stand de la Capeb33 avec les élus : Michel DUMON, président, Yves GUILLEMAUT, 2e vice-président, Frédéric JUIN, responsable des sections Équipement électrique, électro-domotique et Chauffage, plomberie.

Section Bois

Section Bois

Soirée Charpentiers-Constructeurs Bois

19 février 2018

Animée par Jacques Laporte,
Compagnon du Devoir et du Tour de France

Suivie du verre de l’amitié

Bien que né à l’époque des cathédrales, le compagnonnage se porte bien. Il faut une farouche faculté d’adaptation pour traverser les âges sans prendre une ride. Le monde bouge, les compagnons bougent avec lui…

Le plus beau métier du monde

Hier soir, quelques « pots à colle » étaient venus se joindre à leurs collègues « bois debout », à la Capeb Gironde, pour recevoir une figure emblématique du métier, en la personne de Jacques Laporte.

« Le terme « compagnon » n’appartient pas au compagnonnage. Un compagnon est un salarié dont la compétence professionnelle est reconnue », dit-il.

Amour du métier, transmission, loyauté, amitié… Merci à notre collègue, Jean-Luc Cailleau, responsable de la section Bois, qui, par cette initiative, nous a permis de partager, un instant, l’esprit du compagnonnage. Ce soir, le planning était chargé !

Donner du sens

Une soirée qui bouscule l’image de confidentialité attachée au monde du compagnonnage. Les compagnons sont, en même temps, gardiens de savoir-faire, à l’avant-garde des techniques, promoteurs de savoir être. Les techniques évoluent très vite, obligeant les individus à se remettre sans cesse en question, invitant les compagnons à rester ouverts sur le monde.

On sait leur rôle dans la transmission des métiers auprès des plus jeunes. On ne soupçonne pas toujours le rôle social du tour de France : « savoir dire bonjour, savoir poser sa valise, savoir dire au revoir. Nous travaillons avec les humains, pas contre », ajoute t-il.

Les jeunes qui choisissent cette voie sont plus déterminés. Ils sont aussi différents de la génération précédente : à 20 ans, certains ont déjà fait 5 continents. L’anglais est de rigueur.

Pour Renaud De Lima, Délégué régional des Compagnons du Devoir, « c’est une chance d’avoir ces jeunes-là. Ils ont besoin de donner du sens : un couvreur ne pose pas des tuiles, il permet à des gens de dormir à l’abri. Même ceux qui sortent des grandes écoles en ont besoin, ils partent à l’humanitaire ou ils viennent chez nous, pour cela. »

D’où l’utilité de travailler ensemble car c’est aussi dans nos entreprises que ces jeunes peuvent évoluer, quel que soit leur niveau à l’entrée, comme l’atteste l’expérience conduite avec 12 jeunes migrants, l’année dernière.

Les Compagnons du Devoir déménagent prochainement leurs locaux vers l’avenue de la Jallère où ils disposeront de davantage d’espace. Ils comptent bien, en cela, prendre pleinement leur place dans la cité.

Appel à mécénat pour le Congrès des Compagnons charpentiers

Événement exceptionnel, le 59e Congrès des Compagnons passants charpentiers-constructeurs bois du Devoir et du Tour de France se déroulera au Pin Galant de Mérignac, les 10, 11 et 12 mai prochains : 700 compagnons sont attendus, dont 400 jeunes en formation sur le tour de France.

La vie des compagnons  ? Quels sont les projets pour l’avenir ? Que représente le métier dans la société ? Pour la première fois, tous les artisans locaux seront invités aux tables rondes, pour présenter ce qui se fait au niveau local, pour renforcer les relations avec les entreprises, pour partager les compétences, plus simplement parce que « ça fait de bien de se retrouver ensemble ».

La FCBA parlera des bâtiments en bois de grande hauteur (14 étages à Bordeaux, 20 en Italie, 120 au japon !), mais aussi des nouvelles techniques et des évolutions de la règlementation.

Cet appel à mécénat a pour objectif de permettre aux jeunes d’être présents au meilleur coût. Rappelons qu’une telle contribution ouvre droit à une réduction d’impôt pour les entreprises.

Les Olympiades des métiers

La finale régionale des Olympiades des métiers se déroulera les 23 et 24 mars prochains. Véritable championnat des métiers : 1000 jeunes inscrits en pré-sélection, 66 métiers en compétition, 25000 visiteurs sur 2 jours, elle est le passage obligé pour les médaillés des 14 régions, vers les championnats de France, puis du monde.

Sans oublier, Abilympics : pour la 5e fois, à Bordeaux, les jeunes valides (âge limite 22 ans) et les jeunes handicapés (sans limite d’âge) concourent ensemble.

La manifestation est soutenue par le Conseil Régional et la Chambre Régionale des Métiers et de l’Artisanat. « On ne parle pas d’écoles ou d’entreprises, on ne fait pas de publicité ; ici, on parle métier ! ».

Quel meilleur message, au niveau de l’orientation, que ces jeunes que travaillent dans l’excellence, devant les jeunes ! C’est une formidable vitrine des métiers et des technologies : tous métiers confondus, matériel de pointe, techniciens à disposition.

Nos entreprises ont du mal à trouver des salariés qualifiés, c’est pour cela qu’elles doivent prêter main forte, au moins pour le montage et le démontage des installations. Une convention existe pour les entreprises partenaires, la Capeb de la Gironde se tient à votre disposition pour toute information complémentaire.

Soirée spéciale Charpentiers, Couvreurs, Maçons

6 avril 2017

Soirée animée par notre partenaire TERREAL
avec repas offert

Si la toiture répond à des règles locales, dans sa forme, ses caractéristiques, son esthétique, elle respecte également des normes strictes. Elle est régie par des normes générales, mais également par des DTU spécifiques, en fonction du matériau choisi. Le DTU 40.21/NF P 31-202 a pour objet, par exemple, les couvertures en tuiles de terre cuite à emboîtement ou à glissement à relief.

TERREAL était à la Capeb33, ce soir, afin d’évoquer les évolutions réglementaires concernant ces domaines :

  • les tuiles à emboîtement,
  • l’écran de sous-toiture : DTU 40.29,
  • les VMC : DTU 68.3 et ses impacts sur la toiture,
  • certification des tuiles pour pose à faible pente.

Rappelons que les DTU sont émis par la Commission générale de normalisation du bâtiment/DTU, représentée par le Centre scientifique et technique du bâtiment (CSTB). Ils peuvent se composer de différents documents, cahiers des clauses techniques, cahiers des clauses spéciales, règles de calcul. Tous ces ouvrages, y compris mémentos et guides, sont en consultation libre à la Capeb33, pour ses adhérents.

L’application des préconisations des DTU toiture assure un résultat non seulement conforme, mais aussi protégé en cas de sinistre ou de problème. Le DTU toiture garantit, en effet une toiture de qualité, protectrice et durable mais également le pouvoir de faire jouer son assurance en cas de sinistre.

L’échange s’est poursuivi par un point sur l’actualité « produits », avec l’isolation des toitures par l’extérieur, puis par une information sur les coffres de volets roulants.

Avant de nous mettre autour de la table, pour le repas offert par notre partenaire, nous avons évoqué un sujet d’actualité : la réglementation 2018, sur le label « énergie-carbone » qui aura des impacts importants sur nos métiers.

Le président, Michel DUMON, pris par une réunion avec l’U2P Nouvelle-Aquitaine, nous a fait le plaisir de nous rejoindre accompagné de Jean-Jacques DUSSOUL, président de la Capeb Nouvelle-Aquitaine pour partager ce moment de convivialité.

Un grand merci à notre partenaire TERREAL, à tous ceux qui n’ont pas eu peur des embouteillages pour venir nous rejoindre, au BTP-CFA qui était représenté, ce soir, par deux de ses enseignants.

Plus forts, ensemble !

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