L’avenir de l’agriculture familiale

L’avenir de l’agriculture familiale

Nous n’étions pas dépaysées, Nathalie COULON et moi-même, lors de la soirée sur l’avenir de l’agriculture familiale : paysans, artisans, même combat ! Celui de la ruralité, d’un exode qui n’en finit pas, vidant toujours davantage nos campagnes au profit de villes où il ne fait pas véritablement bon vivre. Sur la route du salon de l’agriculture, Nathalie était venue accompagnée de deux éleveurs, l’un du Lot, l’autre de la Creuse. Nous représentions le collectif Artisan Citoyen, au dîner débat organisé par Jean-Marc DOMME, jeune œnologue du Saint-Émilionnais.

Trois heures durant, nous avons écouté les témoignages de ceux qui sont encore les acteurs de notre agriculture, gardiens de savoir-faire séculaires, le quotidien aussi des élus qui vivent au cœur du problème de l’abandon des campagnes. Des villages déserts, des terres rendues à la nature, une population qui ne se renouvelle pas, des écoles et des maternités qui ferment… autant de difficultés pour ceux qui accompagnent les territoires : Stéphane ROUDIER, maire de Condat-sur-Vézère, Bernard GUILHEM, maire d’Arveyres et, bien sûr, incontournable et intarissable sur le sujet, Jean LASSALLE.

« Fin 2017, on a pu voir, le rachat, dans l’Allier de 900 hectares de terre, par un investisseur chinois qui avait déjà acheté, en 2014, 1000 hectares dans l’Indre, cela sans que le maire ne soit au courant, ni que la SAFER ne soit en mesure d’intervenir. Je ne veux pas stigmatiser les investisseurs étrangers, mais cela a pour conséquence de rendre le foncier inaccessible aux jeunes agriculteurs ». Jean-Marc donne immédiatement le ton. Et aussitôt de s’interroger : « N’y a t-il pas une volonté sous-jacente de déposséder les propriétaires terriens au profit de sociétés financières, qui feraient d’eux leurs obligés ? ».

Pression foncière, baisse de rentabilité, survie des entreprises en péril, mépris des agriculteurs par des médias orientés et une partie anesthésiée de la population qui a oublié ses racines : un tableau bien sombre qui, sans un sursaut citoyen, pourrait ressembler à une lutte perdue d’avance.

Introduction qui ne pouvait pas laisser insensible Jean Lassalle : « Ce n’est pas la peine que tu mettes un point d’interrogation, tu peux mettre un point d’exclamation. Oui, oui et oui. Tout est mis en place de manière industrielle pour vous enlever vos terres et cela va réussir d’autant mieux que vous êtes tout à fait prêts à le faire ». Autrefois, il y avait toujours quelqu’un pour reprendre le flambeau, il est de plus en plus difficile de le transmettre.

Perpétuer l’agriculture passe par la formation des jeunes. Jean-Paul BRISSAY, professeur de viticulture à Montagne, est une figure emblématique. Ce fils de petit viticulteur de Charente-Maritime n’a rien perdu de son enthousiasme et de sa passion. C’est difficile, mais les savoirs sont toujours là. Il pointe du doigt l’Éducation nationale, pas au niveau local, mais au niveau national, dit-il. Le contenu pédagogique est parfois oublié et puis le temps de la viticulture n’est pas celui du code du travail : le légal n’encourage pas les personnes à l’initiative et la responsabilité.

Ras-le bol encore, les médias et le grand public qui colportent n’importe quoi à propos des pesticides, de la pollution, du bio, de la consommation d’alcool… regrette-t-il.

Pourquoi le métier a t-il mauvaise réputation ? Cela peut paraître dur, mais c’est varié : la vigne, le chai… Et puis, il y a du travail dans la viticulture. Or, avec 1400 euros net par mois pour un ouvrier viticole, 1500 à 2000 euros pour un tractoriste, ce ne sont pas des postes sous-payés qui ne trouvent pas preneur.

Pierre a hérité d’une exploitation en polyculture, mais les choix de son père n’étaient plus adaptés. Très rapidement, il s’est aperçu qu’il ne serait pas agriculteur mais chef d’entreprise, avec tout ce que cela suppose. Trois éléments lui ont permis d’avancer : l’amour du métier, l’aspect générationnel (la famille, la volonté de transmettre) et la rigueur du chef d’entreprise. Analyse globale et méthodique de l’exploitation sur chaque activité, qualité, coût de production, marges, coût du travail, font, qu’avec sa sœur, ils s’en sortent plutôt bien.

Renaud est originaire de Belgique. Il est viticulteur depuis 20 ans sur la région de Castillon. Il a misé sur l’oenotourisme, avec des chambres d’hôtes, pour maintenir l’exploitation. Plus difficile pour cet ingénieur agronome dont le salaire de l’épouse est indispensable, son travail paie juste la propriété. Fermement convaincu que la terre est l’avenir, il s’interroge sur la capacité des agriculteurs à communiquer : « On ne sait pas parler, on ne sait pas s’expliquer sur le bien fondé de ce que l’on fait ».

Nicole se définit comme le vilain petit canard car elle a choisi le bio. En France, seulement 6,5 % de la superficie sont en bio. C’était déjà le choix de ses parents, dit-elle. « Aujourd’hui, pour travailler dans l’agriculture, il faut faire « sup. de PAC », la PAC c’est la mort de nos entreprises. La politique agricole commune est un fléau, le monde agricole est régi par les méthodes industrielles qui poussent l’agriculteur à s’endetter ».

Qualité et agriculture raisonnée sont, avec la polyculture, les piliers de nos entreprises familiales régionales. En revanche, ce n’est pas possible partout sur le territoire, chaque région présente ses spécificités comme le souligne un éleveur de la Haute Vienne. L’adaptabilité au terroir est également un thème majeur pour ceux qui sont en charge de la gestion du territoire.

Beaucoup de délicatesse, d’intelligence, de pudeur, d’espoir et de souffrance aussi. Comment accepter que ce métier soit si mal considéré ? Comment faire en sorte que l’acte de manger redevienne un acte sacré ?

Aux États-Unis, des expérimentations industrielles, en passe d’être généralisées, tendent à substituer le personnel agricole par la robotique. Parallèlement, ces mêmes acteurs sont en train de capter toutes les capacités d’investissement de la planète. Selon Céline Alléaume, conseillère politique de Jean Lassalle, « le dépeçage de nos savoirs est calculé stratégiquement à long terme, le but est de permettre la pénétration de procédés, de techniques, dont nous ne sommes plus les propriétaires, dont nous ne sommes plus les maîtres ».

Quelles sont les alternatives ? Se soumettre ou bien devenir le moteur de la fixation des limites ? Pour elle, nous devons exiger de façon collective un cadre politique clair : « Nous devons inventer un protectionnisme, non pas populiste, mais appliqué à des enjeux stratégiques, afin de négocier un deal gagnant/gagnant.

Une soirée passionnante, riche d’échanges, conclue par l’intervention surprenante, d’un jeune informaticien, petit-fils d’agriculteurs, bien ancré dans notre monde numérique, autre manière de dire, avec beaucoup de poésie : Amis agriculteurs, nous vous aimons, nous ne voulons pas vous voir disparaître ! Regardez ce qui se passe à l’extérieur, allez y chercher les compétences que vous n’avez pas, créez vos propres plateformes… les solutions existent pour peu que nous remontions les manches et que nous nous y mettions tous ensemble.

Véronique LAFITTE
Fromagère

Le mandat ad hoc : une procédure constructive

Le mandat ad hoc : une procédure constructive

Je rencontrais récemment un fournisseur avec qui j’avais été longtemps en affaire. Ravie de le croiser de nouveau, je remarquais qu’il avait perdu beaucoup de poids et m’empressais de lui demander des nouvelles de sa santé et de celle de son entreprise…

— Classique, me répondit-il, connaissez-vous les 3D, Véronique ? Dépôt de bilan, Divorce, Dépression…

QU’EST-CE QUE LE MANDAT AD HOC ?

Un mandat ad hoc est une procédure, préventive et confidentielle, de règlement amiable des difficultés, dont le but est de rétablir la situation de l’entreprise avant qu’elle ne soit en cessation de paiement. Seul le dirigeant peut demander la désignation d’un mandataire ad hoc au président du tribunal de commerce. (suite…)

Les baux commerciaux

Les baux commerciaux

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un artisan, un commerçant, une profession libérale ne me parle du montant de son loyer, ou de son augmentation, en même temps que celle de nos difficultés.
 
Chacun y va de son commentaire mais que dit au juste la loi ?
 
Il faut remonter à 2014, avec la loi Pinel, dont la volonté était de maîtriser les hausses de loyer, d’équilibrer les relations entre les bailleurs et leurs locataires, et de faciliter l’implantation de nouveaux commerces.
 
Sauf modifications notables, caractéristiques du local, destination des lieux, obligations des parties, facteurs locaux, le déplafonnement du loyer, si la valeur locative est en hausse, ne peut pas entraîner une augmentation supérieure à 10 % du loyer acquitté au cours de l’année précédente.

En cas de déplafonnement de la valeur locative à plus de 10%, la loi prévoit un étalement dans le temps de la réévaluation.


Cette augmentation ne peut intervenir, avec la loi Alur, qu’en fin de période triennale.

 
En ce qui concerne l’actualisation annuelle (ou triennale selon le bail en question) du montant du loyer, à la date anniversaire du bail, il faut savoir que dans 99% des cas, sauf si le bail mentionne l’application d’un indice particulier, c’est l’indice INSEE qui s’applique. Or, depuis quelques années, l’application de cet indice conduit à la baisse du loyer de quelques euros.

Par ailleurs,  le locataire peut obtenir la fixation à la baisse du loyer de son bail commercial dès lors qu’est démontrée une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus 10 % de la valeur locative. Cette situation pourra notamment se rencontrer dans un local commercial, un peu moins pour un local “artisanal”.

J’invite donc les artisans et les commerçants qui me disent que leur loyer augmente chaque année à se rapprocher de leur expert-comptable afin d’inviter leur propriétaire, sur des informations factuelles, à se mettre en accord avec la loi.

Michel DUMON
Président de la Capeb33

L’excellence devant !

L’excellence devant !

« Les meilleurs ouvriers de France de la Nouvelle-Aquitaine exposent… » : c’était du 17 au 19 mars à Saint-Aigulin (17). L’excellence doit tirer le monde de l’artisanat vers le haut, nous l’écrivons souvent sur ce blog. Je crois que cette manifestation nous donne raison. Gardons à l’esprit que la promotion des métiers de l’artisanat reste essentielle à la pérennité de notre modèle économique. Les jeunes qui y viennent sont les créateurs des entreprises de demain, les repreneurs de nos entreprises.

Plus de 1 200 scolaires de notre région ont défilé, durant 3 jours, dans les allées du salon à l’initiative de nos amis MOF : 51 exposants dont 36 MOF, 8 MAF, 5 compagnons et 2 artisans d’Art. Madame ROUX , épouse du président délégué SnMOF Groupement Gironde, est ravie : « Les jeunes se sont montrés très intéressés, nous avons répondu à leurs questions, nombreuses et pertinentes ». Il semble que les plus jeunes sont moins hésitants devant les métiers manuels. Et pour une fois, il n’était pas interdit de toucher, puisque l’organisation avait placé les matériaux à disposition à leur attention.

Saint-Aigulin est une commune de Charente-Maritime de 4 792 habitants. Ce choix nous rappelle que l’artisanat est aussi attaché à la ruralité. Que seraient nos campagnes sans les artisans et les commerçants ? De cette énergie, de sa capacité à se renouveler, à innover, dépendra l’emploi de demain.

Je retrouve Michel Tarquini, président délégué SnMOF Nouvelle-Aquitaine. Je suis accueilli par Jean-Noël Mestreaud, MOF en Plâtrerie, président délégué SnMOF Poitou-Charentes, par Régis Roux, MOF en Tournage Outillage, et Claude Sartori, MOF en Mécanique sur commande numérique. Les arrêts sont nombreux et riches. Pascal Foucaud, compagnon Tapissier du Devoir du tour de France, m’amène sur la question de la formation : « Il faut dire que les bacs pro ont contribué à la perte de nos métiers et à la baisse du niveau », me dit-il. Il semble urgent de rassembler autour d’une table les jeunes, leurs parents, les maîtres d’apprentissage, l’éducation nationale, afin de définir quel apprentissage des métiers nous souhaitons pour demain.

Je poursuis par une visite à la famille Lagouarde, père et fils, pas moins de 3 MOF, en Tôlerie Formage et en Carrosserie automobile. Nous terminons par le stand du tailleur de pierre, un jeune MAF y fait une démonstration.

Durant toute une après midi, j’ai rencontré des gens heureux ; heureux de travailler, heureux de partager. C’est ainsi que nous donnerons envie aux jeunes de revenir vers l’apprentissage des métiers de l’artisanat. Ils sont à la fois un chemin vers l’emploi, mais aussi vers l’épanouissement personnel, dans un monde plus humain, où le travail a un sens.

Un grand merci à Jean-Noël Mestreaux, président délégué SnMOF Poitou-Charentes, pour son invitation, aux MOF, MAF et compagnons de notre région qui ont contribué à la réussite de ces journées.

Michel DUMON
Président de la Capeb33

RSI : Parlons en…

RSI : Parlons en…

« Certains partagent un panneau d’affichage avec un cirque pendant que d’autres partagent leur lit avec le RSI !!!! » Voilà ce que j’ai pu lire ce matin sur notre page facebook…
Cette phrase est à l’image de la campagne que nous venons de vivre : coups bas, attaques personnelles, démagogie, diffamation, sous-entendus lourds de sens… L’artisanat n’en sortira pas vainqueur.

Nous avons parlé des différences entre les deux listes en lice. Finalement, être proche ou non du MEDEF n’est peut-être pas la seule différence fondamentale. Il me semble, ce matin, que la différence est autant dans la forme que dans le fond. Il y a deux attitudes possibles : attaquants du dehors, ou opposants du dedans. On peut casser, critiquer, démolir, on peut aussi se remonter les manches et travailler à l’amélioration du système.

Parlons du RSI et posons-nous les bonnes questions : Qui accepterait aujourd’hui de vivre sans protection sociale ? Les artisans ont connu bien des difficultés avec le RSI, c’est un fait. Faut-il pour autant le détruire ? Que faire : casser ou travailler à l’améliorer ? Nous avons choisi notre camp.
Ce que cette personne ignore peut-être, c’est que ses amis de la liste adverse sont également administrateurs du RSI. Que font-ils ? Aurais-je dû publier leur tableau de présence aux réunions ?

Un ancien CAPEB est président du RSI à Bordeaux. Qu’on l’apprécie ou non n’est pas le sujet. En revanche, son rôle a été primordial pour faire avancer bien des dossiers d’artisans en difficulté. Ça aussi, les gens de la liste adverse le savent, ils ont été les premiers à en profiter.

Je suis parfaitement à l’aise avec le sujet du RSI. La première manifestation organisée en France devant un RSI, c’est la CAPEB33 qui l’a faite. Vos amis de la FFB, que nous avions invité, n’ont pas jugé nécessaire d’y participer.

Maintenant, que ceux qui veulent la destruction du RSI s’interrogent : quelles sont les alternatives possibles ? L’assurance individuelle ? Revenir dans le régime général, comme le préconisent des personnalités politiques ? Si je vous donne les réponses vous allez dire que j’affabule… Posez plutôt la question à votre expert-comptable…

Les taxis Artisans Citoyens avec nous !

Les taxis Artisans Citoyens avec nous !

Les taxis Artisans Citoyens avec nous !

Taxi driver

« Il y a toute une faune qui sort la nuit… » : Vous souvenez-vous ? Taxi Driver, Robert De Niro dans son taxi jaune… C’était en 1976. Monde de la nuit, univers parallèle, parfois glauque et marginal. A l’époque les taxis étaient à la mode.

Pourquoi croyez-vous que la profession de chauffeur taxi soit aussi réglementée ? Détail significatif, elle dépend toujours du ministère de l’intérieur : 3 mois de formation, 4 UV, licence onéreuse, casier judiciaire vierge, nombre limité, tarifs encadrés, compteur, lumineux… N’est pas taxi qui veut.

Notre époque ne présente pas moins de risques, c’est ce que s’évertuent à rappeler les représentants des taxis. Deux poids, deux mesures, contrainte pour les uns, totale liberté pour les autres, juste pour faire plaisir à l’opinion publique. Il ne faudra pas s’offusquer si le trafic de drogue se fait à l’arrière des VTC ou si Daech s’en sert pour radicaliser. Toute une population de jeunes gens en sortie de boîte, fatiguée, alcoolisée, parfois sous l’effet de l’herbe, c’est trop facile ! Mais notre époque semble frappée d’amnésie. Se souvient-on seulement que nous sommes toujours en État d’urgence ? Allez faire un tour sur le site du Syndicat Autonome des Artisans Taxis de Bordeaux et de la Gironde, ils vous diront le reste…

Certains vous diront que les artisans taxis ne sont pas irréprochables : entre ceux qui ne prennent pas la carte de crédit, ou qui n’acceptent que de l’argent liquide, ceux dont les courses sont aléatoires et variables. Malheureusement, il y a quand même fort à parier que la réputation faite par une poignée d’artisans irrespectueux, ne colle à la profession toute entière.

Un taxi pour Tobrouk : toute une histoire !

C’est en 1948 que les 8 500 taxis de la capitale et les conducteurs propriétaires ont obtenu le statut d’artisan. Liée aux crises énergétiques, aux guerres, aux mouvements sociaux, l’histoire des taxis est riche en rebondissements. Il faut en avoir conscience.

— « Je vais vous faire un aveu. J’en ai beaucoup plus appris sur l’Amérique en montant dans des taxis, qu’en limousine avec chauffeur ». C’est ce que dit le sénateur à Travis, dans Taxi Driver.

Les taxis ont longtemps bénéficié d’un monopôle. Au nom d’une pseudo modernité, les bornes de taxis seraient devenues ringardes. Pourtant les taxis ont, eux aussi, leur application mobile. La jeune clientèle, connectée, a plébiscité les VTC. Le consommateur moderne veut avoir le choix.

Qui sont ces VTC (Voiture de Transport avec Chauffeur) ? Comme les artisans taxis, ils sont inscrits à la Chambre de Métiers et de l’Artisanat, comme les micro-entrepreneurs, ils suscitent la grogne chez les artisans assujettis à la TVA. On peut légitimement craindre, de ces statuts,  qu’ils ne génèrent plus de précarité que de richesse. Ils sont nés de l’exigence électoraliste obsessionnelle des politiques de faire baisser, coute que coute, le nombre des chômeurs. Des lois sortent sans qu’on se préoccupe véritablement des conséquences qu’elles auront sur la biodiversité existante.

Un taxi mauve : destin de taxi !

Comment les artisans taxis pouvaient-ils accueillir à bras ouverts ces VTC ?

Taxis des villes, taxis des zones rurales. Ce n’est pas simple non plus. Les clients des taxis ruraux sont souvent des personnes malades ou à mobilité réduite. Ils les conduisent chaque jour vers les hôpitaux de Bordeaux ou d’ailleurs.

— « Le problème, c’est la sécu. pour être réglé. Et puis les médecins ont été aidés pour les équipements informatiques, pas les taxis !», nous disent les artisans.

Et puis il y a la circulation… Et puis il y a les accidents du travail : Pour gagner du temps, les salariés ne respectent pas toujours les procédures lorsqu’il s’agit d’aider des personnes handicapées ou âgées. Ils se font mal au dos… Administrativement, c’est lourd !

Aujourd’hui, la CMA accompagne les artisans taxis pour qu’ils s’adaptent à ce qu’on appelle la « Silver Économie ». La population vieillit, on attend d’eux d’autres services. Notre monde va vite, plus vite que les automobiles sur la rocade de Bordeaux…

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