360travaux.com

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Le monde bouge, la CAPEB bouge avec lui. Qu’on le veuille ou non, les modes de consommation changent, les clients se trouvent de plus en plus sur le web. Les plateformes fleurissent, les artisans en sont de plus en plus dépendants.

Tourner le dos, ou agir : la CAPEB a choisi d’agir !

Un véritable service commercial

Qu’est-ce qu’une plateforme de mise en relation clients/professionnels ? Un outil, un simple outil ; comme un livre dont les pages seraient blanches, nous avons choisi d’y inscrire notre philosophie, nos valeurs artisanales. C’est ce qui fait toute la différence entre 360travaux.com et les autres plateformes sur le marché : une plateforme faite par les artisans, pour les artisans.

Nous y avons mis également toutes nos expériences : du coup, depuis le contact, jusqu’au règlement final, si la plateforme ne se substitue pas à l’artisan, elle l’accompagne de bout en bout.

Vous simplifier la vie

Les devis sans suite, nous connaissons ! Les demandes publiées sur la plateforme sont scrupuleusement vérifiées auprès des clients, tant sur la faisabilité que sur la capacité de financement des demandeurs.

360travaux assure un certain nombre de tâches administratives : vérification des assurances, charte qualité, remplacement de l’entrepreneur en cas de défaillance. Mieux encore, la plateforme s’occupe également des relances de vos factures !

Un service adapté aux entreprises artisanales

Sans abonnement, les contacts sont gratuits, vous ne reversez une commission que lorsque vous avez obtenu, réalisé les travaux, et que le client les a payés. Les commissions sont adaptées et dégressives en fonction du montant des travaux.

Plus de sécurité pour les clients !

Pour le client, c’est la certitude d’un artisan sérieux, bien accompagné par la première organisation professionnelle des entreprises artisanales du bâtiment : nous avons des savoir-faire, nous devons le faire savoir !

Informations

Contactez Noëlle ROCHER
Mail : noelle.rocher@capeb33.fr
Téléphone : 06 11 26 70 63

Eco Artisan et RGE

Eco Artisan et RGE

ACCOMPAGNEMENT DES ENTREPRISES AU NIVEAU DES TERRITOIRES

Premier point de cette réunion de la section des Éco Artisans, Daniel SELLIER, son président, rappelle que les communautés de communes accompagnent les entreprises au niveau des territoires. Le service Développement économique accueille les entrepreneurs mais aussi tous les porteurs de projets qui souhaiteraient s’implanter sur le territoire en créant ou reprenant une entreprise.

Les programmes locaux de l’habitat gèrent et innovent dans le domaine de la lutte contre la précarité énergétique. Ils peuvent constituer une première piste de développement pour les artisans qualifiés dans la rénovation énergétique.

MA RENOV BORDEAUX MÉTROPOLE

Parmi les initiatives locales, Daniel rappelle l’existence de la plateforme Ma Rénov, sur Bordeaux Métropole. Cette plateforme, destinée à stimuler la rénovation énergétique des bâtiments, est gratuite pour les artisans qui souhaitent s’y inscrire : www.marenov.bordeaux-metropole.fr. Elle fonctionne comme toute plateforme de mise en relation des clients (ou bailleurs) et des artisans.

WWW.360TRAVAUX.COM

Impossible de parler plateforme sans aborder 360travaux.com, la plateforme créée par les artisans du bâtiment pour les artisans du bâtiment. N’oubliez-pas de vous inscrire, c’est gratuit, c’est fait pour vous faciliter la vie, puisque vous êtes accompagné de la vérification du contact, jusqu’au recouvrement, en passant par la réalisation des travaux !

ÉCO ARTISAN/RGE : DOUTES ET REMARQUES…

Un peu d’histoire…

ÉCO ARTISAN est un label de qualité développé par la CAPEB en 2008, faisant suite aux engagements du Grenelle de l’environnement. Il s’articule autour de 3 grands engagements :

— proposer à ses clients une évaluation de la performance énergétique de leur logement,

— apporter un conseil global en rénovation énergétique,

— réaliser les travaux dans son corps de métier et en vérifier la qualité.

Rappelons que les rencontres politiques du Grenelle de l’environnement avaient pour vocation de prendre des décisions à long terme en manière d’environnement et de développement durable.

Dans un premier temps, trop peu d’artisans ayant fait cette démarche volontaire et spontanée, avec la nécessité grandissante des travaux de rénovation énergétique, l’Agence de l’énergie et de la maîtrise de l’énergie (ADEME), avec les pouvoirs publics, ont mis en place le label RGE « Reconnu Grenelle Environnement », qui, avec le gouvernement suivant est devenu « Reconnu Garant de l’Environnement ». Entre les deux, nous avons perdu beaucoup de temps pour un simple changement de dénomination. Du choix Eco Artisan, par passion, nous sommes passés au choix RGE, par obligation.

Depuis 2014, l’obtention des aides, telles que le Crédit d’impôt pour la transition énergétique (CITE), la prime énergie ou CEE (Certificat d’Économie d’Énergie, et l’éco prêt à taux zéro (Éco PTZ), entre autres, impose la mise en œuvre de travaux de rénovation conduits par une entreprise RGE. Ce label permet aux professionnels, après une formation spécifique, de certifier de son savoir-faire, et guide le client dans le choix du professionnel, en attestant de son inscription au Registre du commerce ou au répertoire des métiers, de la transparence financière et de sa formation.

Aujourd’hui, RGE se décline en plusieurs branches :

— RGE Certibat : professionnels formés à la conception et à la réalisation d’offres globales de rénovation énergétique ;

— RGE Eco artisan : artisans compétents dans les domaines de la performance énergétique et les travaux d’efficacité énergétique ;

— RGE Qualibat : professionnels experts en matière d’efficacité énergétique et d’énergies renouvelables ;

— RGE Qualifelec : professionnels qualifiés dans les domaines des travaux électriques ou l’installation d’appareils utilisant des énergies renouvelables ;

— RGE Qualit’EnR : installateurs de systèmes utilisant des énergies renouvelables.

Paroles d’artisans

Peu efficace, trop complexe, pas rentable… Les artisans entendent bien que l’accession aux aides, par les clients, soit soumise à condition, mais ils critiquent aussi le fonctionnement du label RGE, et se retourne vers QUALIBAT, organisme indépendant choisi pour le gérer.

La réunion de ce soir avait essentiellement pour but de libérer la parole et de chercher des pistes d’amélioration de la situation, en présence de Quentin HANS, attaché parlementaire de la députée Véronique HAMMERER.

Deux des artisans présents ont choisi de sortir du RGE : l’un parce que ça ne lui amène pas assez de chantiers, l’autre, depuis la sortie des fenêtres du CITE… sauf que les fenêtres viennent d’être réintégrées dans le CITE, mais jusqu’à quand ?

Les plombiers chauffagistes n’ont guère le choix. Il semble qu’ils s’en accommodent d’autant mieux que les technologies évoluent vite. Un artisan dit avoir demandé le RGE pour le photovoltaïque qui ne lui a servi que pour sa propre maison : « nous avons choisi les meilleures méthodes, avec des tuiles, dans les règles de l’art, que pouvons-nous faire face à des margoulins qui vendent des panneaux chinois au rabais » ?

Qu’est-ce que cela suppose pour l’artisan ?

Le pré-requis pour être reconnu RGE passe par une qualification professionnelle, à laquelle vient se greffer le label RGE. La formation nécessaire pour cela dépend du type de qualification professionnelle et de la qualification désirée. Exemple : RENOV (3 jours), Qualipack (5 jours), selon l’organisme qualificateur.

L’Eco Artisan doit en plus se munir d’un logiciel de calcul thermique (un investissement supplémentaire d’environ 300 euros) pour effectuer les évaluations thermiques.

Le montant annuel de l’adhésion s’élève à 126 Euros TTC. Suivant l’importance de l’entreprise, le coût peut être plus élevé.

Tous les 4 ans, il faut reconduire les labels, que ce soit Eco Artisan ou RGE. Là, les choses se gâtent. Cela suppose de déposer un dossier qui semble trop lourd pour des artisans déjà noyés sous la paperasse. « Et pourtant, pour nous, c’est plus facile parce que je m’occupe de l’administratif, mais je me demande comment peut faire un artisan qui travaille seul », dira une adhérente.

« Et je ne vous explique pas le travail quand vous avez le RGE pour plusieurs qualifications », dira un autre.

Au bout de deux ans, l’artisan est audité. Le montant de cette opération s’élève à 315 euros. Il est clair que l’investissement n’est pas amortissable par un artisan qui fait peut de chantiers pour lesquels les aides sont demandées. « Il est vrai que les gens, par pudeur, ne nous disent pas toujours s’ils demandent un crédit d’impôt », reconnaîtra un artisan.

« Effectivement, demander le RGE n’est pas nécessaire pour tout le monde. Certains artisans ne le comprennent pas, ils pensent même que le RGE est nécessaire pour que le client bénéficie d’un taux réduit de TVA, alors que ça n’a rien à voir », ajoute Daniel SELLIER.

Que pouvons-nous proposer ?

« Ne pas laisser n’importe qui s’installer sans compétence ! », dira un artisan. Selon lui, il semble que le RGE soit davantage un label commercial que la reconnaissance d’une réelle compétence. « Parce que chacun travaille pour sa pomme », ajoute t-il. « Or la rénovation énergétique demande méthode et rigueur. On commence par le toit, puis on descend vers les parois et fenêtres, la ventilation, puis la chaudière. Installer une chaudière à condensation dernier cri dans une maison mal isolée, ce n’est pas très utile. »

Pour cette même raison, un autre souhaiterait que l’étude thermique préalable soit rendue obligatoire : « Au départ, l’idée était bonne, mais il y a eu dérapage ».

La simplification de l’organisation est unanimement demandée : « Il ne faudrait pas que nous ayons les labels Eco Artisan et RGE à reconduire la même année, c’est trop lourd administrativement parlant ». Peut-être que les dossiers devraient être dématérialisés, cela permettrait de ne pas avoir tout à refaire en totalité pour des entreprises ayant le label de très longue date ?

Daniel Sellier propose de remonter les informations auprès de la Confédération pour contribuer à la recherche de pistes d’amélioration. Il conclut en rappelant qu’il est important pour tous que les adhérents puissent témoigner de leur expérience : les responsables des sections métiers sont à leur écoute et agissent pour le collectif.

 

Sécurité : responsabilité du chef d’entreprise et du salarié

Sécurité : responsabilité du chef d’entreprise et du salarié

« Sécurité : la responsabilité du chef d’entreprise et du salarié », un sujet grave pour une belle manifestation. Sur une idée de Frédéric JUIN, responsable des sections Électricité et Plomberie de la CAPEB Gironde, chefs d’entreprise et salariés s’étaient donné rendez-vous pour aborder une question cruciale sur les chantiers du bâtiment exposés aux risques d’accidents.

Après l’accueil par le représentant de la quincaillerie FOUSSIER qui nous a fait l’amitié de nous recevoir, Laurent MARGERIDE a présenté l’Organisme professionnel de prévention du bâtiment et des travaux publics : OPPBTP, et tous les services et accompagnements qu’il propose à nos entreprises. Administré paritairement, l’OPPBTP a pour mission de sensibiliser les professionnels pour prévenir les accidents du travail et les maladies à caractère professionnel, et améliorer les conditions de travail.

Parmi les risques évoqués, la chute de hauteur : malgré les efforts en terme de sécurité, elle reste la première cause d’accidents graves et mortels (16% des AT, 30% des décès). Ce risque est à l’origine de nombreux arrêts de tâches par la DIRECCTE. Conseil, information, formation : n’hésitez pas à solliciter l’OPPBTP, la prévention reste le meilleur moyen d’éviter l’accident.

Cas concret : nous avons tous en mémoire le terrible accident auquel a dû faire face notre collègue Loïc BESSE. Avec la pudeur et la gentillesse qui le caractérisent, il est venu évoquer cette épreuve difficile dans la vie d’un chef d’entreprise. En 2013, à l’époque des faits, Loïc était âgé de 24 ans, et cela s’est terminé l’année dernière. « Tous les ans, convoqué à la gendarmerie, pour parler sans cesse de ce qui s’est passé, pour en finir avec un arbre des causes fait par la CARSAT. Un arbre des causes, c’est-à-dire un compte rendu sur ce qui est arrivé, et ce que l’on aurait pu faire pour éviter ça. Ils étaient 2 à travailler sur le chantier, en train de finir de monter un échafaudage, le marteau a glissé, le salarié est monté sur le toit pour le récupérer et est passé au travers. 3 ans pour conclure que le marteau aurait dû être attaché à la main comme en escalade ». L’inspection du travail n’a pas été trop sévère. La partie judiciaire a été plus compliquée. Après un tel traumatisme, ébranlé humainement par le décès de ce jeune salarié, ancien copain d’école, Loïc se souvient avoir été traité comme un criminel. « Si vous n’êtes pas soutenu, la famille, les amis, les collègues, on a très vite fait de sombrer ». Un conseil pour les collègues ? « Lorsque vous donnez des consignes, veillez toujours à ce qu’il y ait au moins un témoin », ajoute-t-il.

Maître GRALL, avocate au sein de Cabinet BARTHELEMY, a fait ensuite un exposé détaillé sur les responsabilités, celles de l’employeur, celles des salariés, à partir d’exemples concrets.

Ce qu’il faut retenir : en cas d’accident survenu pendant les horaires et sur le lieu de travail, comme pour les maladies professionnelles, la responsabilité civile et pénale de l’employeur peut-être engagée. En matière de sécurité, l’employeur à une obligation de résultat. Ce qui signifie que dans la majorité des cas, la responsabilité pénale pèsera sur le chef d’entreprise, puisqu’il a l’obligation de veiller à l’application des règles de sécurité. Le salarié a cependant une responsabilité lorsqu’il ne respecte pas certaines les règles clairement établies, et lorsqu’il met en danger ses collègues sur le chantier.

Diverses peines sont prévues par la loi, allant d’une amende jusqu’à une peine d’emprisonnement assortie ou non d’une amende, selon la nature du préjudice subi. Dans la salle, chefs d’entreprise, salariés, conducteurs de travaux, restent attentifs et concentrés. Chacun prend la mesure de sa responsabilité et de l’intérêt de veiller à la prévention.

Le conseil de Maître GRALL : la prévention, bien sûr, et, au-delà de l’obligation légale, elle nous conseille de ne pas faire l’économie d’une assurance responsabilité civile du dirigeant.

La troisième partie de l’après-midi a été assurée par la quincaillerie FOUSSIER : présentation des EPI, au féminin et au masculin, puis de harnais et de protections auditives par des partenaires.

Une après-midi studieuse qui s’est terminée autour du verre de l’amitié parmi les clients de la quincaillerie FOUSSIER, invités pour l’occasion. Merci à tous les participants, ce n’est qu’à ce prix, et ensemble, que nous parviendrons à faire reculer le nombre des accidents sur les chantiers.

Zéro déforestation, l’artisanat au secours du pin maritime

Zéro déforestation, l’artisanat au secours du pin maritime

Vivons Bois, hier soir, lors de la table ronde organisée par la CAPEB Gironde, s’est mué en « Passion bois » ! Il est vrai que les intervenants étaient de choix : Jacques SOULAS, architecte, constructeur bois, et Jacques LAPORTE, Compagnon charpentier, sont des sommités en Nouvelle Aquitaine, Jean-François LABROUSSE, dirigeant d’une scierie, et Damien GAILLARD du CODEFA, sont également des personnalités reconnues de la filière bois. Tous ont en commun la passion du bois. Philippe DORTHE portait la voie de la Région. Michel DUMON, artisan charpentier, et Frédéric LAFLEUR, responsable de la Section Bois, représentaient la CAPEB Gironde.

« Zéro déforestation, les artisans au secours du pin maritime », un titre volontairement contradictoire et provocateur : d’un côté nous voulons de belles forêts, de l’autre vous voulons des constructions bois. Façon, finalement, de se demander si le discours de l’écologie politique ne s’impose pas comme un discours d’autorité sur ceux qui vivent et valorisent les ressources de la terre ? Plus d’une heure d’échanges, simplement pour faire tomber quelques idées reçues.

La déforestation ne concerne pas notre pays. Les surfaces boisées n’ont pas cessé d’augmenter depuis la fin du XVIIIe siècle et la France, chaque année, ne consomme pas le bois qu’elle produit. On peut donc légitimement s’interroger sur les raisons qui font que nous exportons autant de bois du Nord ? La réponse est naturellement d’ordre économique.

Les forêts françaises sont des forêts artificielles, le réchauffement climatique, après les tempêtes passées, nous amène à réfléchir autrement la forêt. La forêt des Landes de Gascogne n’y échappe pas. Initialement plantée pour fixer les dunes du littoral et pour assécher des zones humides, il s’agit, désormais, de trouver un équilibre entre une utilisation raisonnée et la préservation d’un patrimoine inestimable et vital.

Le bois est un matériau renouvelable et nous avons, en Aquitaine, toutes les ressources nécessaires. Parce qu’il capte le carbone, son exploitation est utile à l’environnement. Enfin, la maison bois est confortable et s’adapte parfaitement à l’environnement. A côté, de cela, Jacques SOULAS, l’architecte et charpentier, s’interroge : est-il nécessaire de construire des immeubles en bois ? Pour lui, la construction n’est pas véritablement gourmande en bois, mais la gestion des forêts doit rester raisonnée.

De la conception à l’exécution, la maison bois repose sur une association de compétences spécifiques. Il est indispensable de tenir compte à la fois des impératifs de la construction et de ceux du matériau. Cela ne s’improvise pas. Jacques LAPORTE, en amoureux du bois et de l’apprentissage, rappelle la nécessité de transmettre les savoirs.

Travailler ensemble, réfléchir ensemble : un thème cher aux Artisans Citoyens, il trouve ici tout son sens. L’enjeu, nous l’avons vu, reste d’importer moins et d’utiliser mieux les ressources locales. Le CODEFA (Comité de développement Forêt Bois Aquitaine) est là pour cela : il regroupe les organismes et les organisations professionnelles régionales autour d’objectifs opérationnels et notamment d’actions de développement, de promotion et de formation, rappelle Damien GAILLARD. Pour ce jeune ingénieur agronome, il n’est pas possible de séparer l’arbre de son environnement, y compris environnement économique. Dans l’arbre, tous les niveaux sont exploités, depuis le tronc pour la charpente, jusqu’aux branches pour d’autres applications industrielles.

A la question d’un adhérent de la CAPEB « pourquoi l’importation de bois exotiques qui détruit les forêts de la planète ? », nos experts répondront : chaque bois est utilisé pour ses caractéristiques propres, mais la construction n’en ai pas véritablement responsable. Selon eux, l’expansion des surfaces agricoles est la première coupable.

Le pin maritime a t-il besoin que les artisans volent à son secours, comme le prétendait notre titre ? C’est Jean-François LABROUSSE qui, avec beaucoup de pudeur apportera la réponse. Évidemment, le pin maritime se porte bien dans notre région, en revanche, le dirigeant de la scierie de Préchac, chasseur et amoureux de sa forêt, parce qu’il vit la difficulté du métier et la concurrence des bois du nord, est sensible à la valorisation et à la promotion de son travail par ses amis artisans. Selon lui, c’est dans la qualité que se trouve le salut de la forêt des Landes de Gascogne.

Philippe DORTHE rappellera, quant à lui, le rôle de la région pour soutenir à la fois la filière bois et l’apprentissage. 90% de la surface forestière appartient à des propriétaires privés, avec 2,8 millions d’hectares, la forêt occupe 34% de la surface de notre région, cela donne une idée de l’enjeu pour la Nouvelle Aquitaine. Il n’y a pas seulement le pin maritime, puisque 62% sont des feuillus (chênes et châtaigniers). Au total, c’est un chiffre d’affaires des entreprises du secteur de près de 10 milliards d’euros qui place la Nouvelle-Aquitaine au deuxième rang des régions françaises.

La région a fait le choix de l’apprentissage, dit-il, rappelant l’opération « caisse à outil », avec le financement intégral du matériel pour les nouveaux entrants, quel que soit le métier choisi.

Tous se retrouvent autour du verre de l’amitié, en faisant la promesse de donner rapidement une suite à ce débat : merci à tous !

Vous conseiller, vous accompagner, vous défendre

Vous conseiller, vous accompagner, vous défendre

« Plus forts ensemble » : le slogan de la CAPEB n’a rien perdu de sa pertinence. Quoi qu’il en soit, nous ne serons jamais mieux servis que par nous-mêmes. Qui, mieux que nous, peut savoir de quoi ont besoin nos entreprises artisanales du bâtiment ?

Nous sommes dans un monde où les choses bougent vite. Entraînés par le flot, nous négligeons de jeter un regard sur le chemin parcouru. La CAPEB Gironde vous invite à profiter de l’été pour faire le point des avancées syndicales de l’année passée.

Télécharger Action syndicale 2017

Tout tend à nous faire croire qu’un artisan, avant d’être un « homme de l’art », est un dirigeant d’entreprise. Or, l’ADN de la CAPEB, ce sont les métiers : l’oublier serait perdre notre âme. Ce qui fait la richesse intemporelle de l’artisanat, ce sont bien nos savoir-faire, ne nous y trompons pas. Les années qui viennent pourraient bien nous le rappeler : nous avons voulu, comme dans la chanson « La Montagne » de Jean Ferrat, une autre vie pour nos enfants :

Leur vie, ils seront flics ou fonctionnaires
De quoi attendre sans s’en faire
Que l’heure de la retraite sonne

En allant chercher, là où elles se trouvent, les compétences qui nous font défaut en gestion, comptabilité, commercial, avec l’aide de notre organisation professionnelle, il est permis à tous de devenir un honorable dirigeant d’entreprise. En revanche, il faut du temps, de la patience et de la passion pour faire un artisan émérite…

Assemblée Générale 2018

Assemblée Générale 2018

Une AG CAPEB Gironde 2018 placée sous le signe de la modernité et de l’ouverture : ouverture vers la nouvelle génération, elle était largement représentée, ouverture vers nos partenaires, quel que soit leur domaine de compétence, ouverture vers les métiers. Signe des temps, les jeunes artisans viennent à leur AG accompagnés de leurs collègues architectes.

Mon ami et complice Jean-Luc CAILLEAU, malade, ayant déclaré forfait, c’est sa trésorière adjointe, Marion GRANET, cadette du bureau, qui m’assistait pour la lecture des comptes. Notre CAPEB est en bonne santé financière. Cela m’a donné l’occasion, une fois de plus, d’expliquer la présence de Philippe LAFARGUE, expert-comptable, et de Philippe GAUDRIE, commissaire aux comptes. La gestion d’une organisation telle que la nôtre représente une lourde responsabilité, la présence de ces deux professionnels est essentielle en terme de conseil, d’accompagnement, elle est aussi rassurante.

Nous avons besoin de compétences extérieures pour gagner en efficacité et nous enrichir d’autres points de vue. Cette année, la table ronde portait sur le BIM. Ce sujet aurait pu en inquiéter quelques-uns, c’est la raison pour laquelle j’ai choisi GR BIM, Émilienne et Jean-Baptiste, pour nous accompagner. Mission accomplie : ils ont su dédramatiser, tout en restant professionnels et exigeants sur le niveau de l’intervention. Merci à eux. Ce partenariat doit maintenant se construire et grandir. Encore un beau challenge !

L’AG est un des rares moments où tous ceux qui font la CAPEB Gironde sont réunis : les artisans, les architectes, les partenaires, mais aussi les écoles. David LABARBE, du BTP CFA, Olivier HERCÉ, proviseur du Lycée professionnel Henri-Brulle de Libourne, Renaud DE LIMA, délégué régional des Compagnons du Devoir, Véronique MARTIN de la Fédération Compagnonnique des métiers du bâtiment, Bernard LAGOUARDE, un des Meilleurs Ouvriers de France, et son épouse, nous ont fait l’honneur de leur présence.

La réussite de notre AG 2018 tient à une alchimie qui émane également du lieu. J’ai choisi le Château La Fleur Morange, d’abord parce que Jean-François et Véronique JULIEN sont des amis, ensuite parce que ce grand cru classé de Saint-Émilion possède une histoire atypique, c’est un vin d’artisan ébéniste !

Notre CAPEB a fêté ses 70 ans. J’en suis le président en Gironde depuis 2011. « Comment continuer à faire du syndicalisme à l’époque de l’individualisme triomphant, du tout dématérialisé, de l’immédiateté ? » Posée différemment, cette question est devenue, avec humour, « Comment ne pas devenir un vieux con ? », dans un texte revu avec mon ami Patrick : « Pourtant, la seule façon de ne pas devenir un vieux con, c’est précisément de lutter. Le coup d’œil dans le rétroviseur ne doit pas être l’occasion d’une noyade dans la nostalgie. Au contraire, nous devons y retrouver les forces pour maintenir notre capacité d’indignation. Ne jamais s’accommoder de la médiocrité. Toujours croire que toutes les luttes sont à mener, même celles que l’on perdra… Et guider les nouveaux venus, en les laissant commettre ce qui ressemble pour nous à des erreurs. Détermination, travail, transmission dans nos entreprises comme dans la vie, voilà les meilleurs remèdes pour éviter de devenir un vieux con ! »

Michel DUMON

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