Isolation des combles : pourquoi tant d’arnaques

Isolation des combles : pourquoi tant d’arnaques

Isolation des combles :
pourquoi tant d’arnaques 

Suite aux arnaques sur les aides abusivement dites « à 1€ » dénoncées par les médias, il me semble nécessaire de fournir quelques explications.

Si vous voulez aider des ménages modestes à hauteur de 50% du montant des travaux, il manquera encore les 50% restant. Si vous allez jusqu’à 80%, il en manquera toujours 20. L’erreur du système, selon moi, se situe là car, si l’État dit « on va t’aider », il faut qu’il aille jusqu’au bout de l’accompagnement.

Les habitations dites « passoires énergétiques »

Une maison dite « passoire énergétique » est une habitation énergivore car elle demande une dépense supplémentaire d’énergie du fait d’une mauvaise isolation. Vouloir rendre cette habitation moins polluante est tout à fait louable. En outre, cela permettra au ménage de faire des économies tout en gagnant en confort.

Quel est le principe ?

Les entreprises les plus polluantes payent une taxe à l’État que celui-ci reverse sous forme d’aides pour rendre moins polluantes les habitations des personnes éligibles. Je n’aime pas trop l’idée qu’il suffise d’être riche pour pouvoir polluer, mais laissons cela…

Côté client

Un commercial vient chez vous, fait le devis, monte le dossier d’obtention des aides, encaisse la part restant à votre charge. Les travaux peuvent commencer. C’est ainsi que des personnes se sont retrouvées avec des sacs de produits isolants dans leur garage. Ce n’est pas grave, puisque ça ne leur a coûté qu’1 € symbolique. Pour ce prix, l’entreprise malhonnête sait qu’elle ne sera guère inquiétée, elle récupérera de toute façon le montant des aides, son principal mérite étant d’en avoir fait l’avance.

Selon vous, le système mis en place par l’État est-il écologique et social ? J’aurais préféré, quant à moi, qu’il vienne nourrir une économie de proximité, qui constitue encore, avec l’agriculture, la dynamique des zones rurales.

Du point de vue de l’artisan

Notre organisation professionnelle, depuis plusieurs années, a demandé à ses adhérents de se former en thermique pour être en capacité d’accompagner véritablement les ménages dans la rénovation énergétique de leur logement. Ces artisans paient la formation et la qualification, exactement comme le ferait un agriculteur pour pouvoir utiliser la mention BIO. Vous comprenez mieux pourquoi ça gronde de ce côté : tout ça pour un rapport parfois faible, 1 ou 2 chantiers par an, d’autant plus que les marchés de la rénovation énergétique sont en train de leur échapper.

On confie généralement l’isolation des combles à un professionnel, charpentier-couvreur ou plâtrier. Vous allez me dire que les bons artisans sont tous déjà surchargés. C’est vrai ! Il n’empêche que des sociétés commerciales ont flairé le bon coup. Si la trésorerie des artisans ne leur permet pas de faire l’avance, elles vont la faire. Si le client n’a pas les fonds nécessaires pour la part restant à sa charge, elles vont s’associer à des organismes de crédit, et comme il suffit d’avoir la qualification RGE pour récupérer le montant des aides, elles vont faire la formation et payer la qualification. Je ne dis pas que certaines n’ont pas la compétence, mais c’est quand même trop facile ! Il ne reste plus qu’à se présenter comme « organisme d’État » afin de rassurer le client, et le tour est joué.

Il convient d’ajouter au tableau le démarchage abusif par téléphone que nous subissons chaque jour, les entreprises artisanales spécialisées n’ont pas l’habitude de harceler leurs clients.

L’effet boomerang

Pendant ce temps, les témoignages d’arnaques affluent. Et je ne parle pas des conséquences à venir. Nous, contribuables, avons déjà fait les frais des installations solaires avec un matériel chinois obsolète en moins de temps qu’il ne faut pour le dire. Ce sont les mêmes sociétés commerciales qui, après avoir tiré le rideau sur le solaire, sont passées à l’isolation des combles. Comment se fait-il que le gouvernement n’ait pas tiré les enseignements de cette opération désastreuse ?

Les conseils de Que choisir

Trois règles de base pour éviter les arnaques :

  • Ne jamais donner suite à un démarchage téléphonique.
  • Exiger un devis détaillé avant les travaux, même si ça ne coûte qu’un seul euro.
  • Prendre rendez-vous avec un conseiller de l’Espace Info Énergie local pour être conseillé gratuitement et sans parti pris sur les travaux d’économie d’énergie les plus pertinents pour son logement.

https://www.quechoisir.org/actualite-renovation-energetique-gare-aux-arnaques-a-1-eur-n65323/

Rendez-vous à l’Hôtel de Région

Rendez-vous à l’Hôtel de Région

Philippe NAUCHE
Vice-président en charge de l’économie territoriale et de l’économie sociale et solidaire

Le 29 avril dernier, Artisan Citoyen a été reçu à l’Hôtel de Région Nouvelle-Aquitaine par Philippe NAUCHE, Vice-président en charge de l’économie territoriale et de l’économie sociale et solidaire, afin d’évoquer diverses questions préoccupantes sur la précarisation du monde artisanal et de proposer plusieurs pistes de recherche menées par notre collectif.

Notre première doléance, en pleine crise des gilets jaunes, fut effectivement de demander davantage de place pour des initiatives citoyennes telles que la nôtre, basées essentiellement sur le volontarisme : plus agiles, plus originales et peut-être plus en capacité d’ouvrir de nouvelles voies.

Au programme, installation et accompagnement, la formation des chefs d’entreprise a pris une large part dans la discussion, puis la transmission, sujet que je connais bien. La transmission d’entreprise ne fonctionne pas : pourquoi ? Le collectif Artisan Citoyen a produit un travail original sur ce sujet.

Philippe NAUCHE et Béatrice GILOT, directrice de l’économie territoriale, ont fait part de leurs interrogations quant à la façon d’atteindre les chefs d’entreprises. La Région, elle aussi, ne ménage pas ses efforts. Elle a mis en place un programme d’accompagnement que nous avons accepté de relayer auprès de nos collègues.

Le programme se déploie sur deux axes :

1. Création et reprise

2. Développement

• Aide à la stratégie, c’est-à-dire recourir à une expertise pour étudier un projet de diversification ou de repositionnement stratégique de l’entreprise.

• Aide à l’investissement afin d’aider une entreprise à franchir un cap dans son développement (innovation, transformation numérique, diversification).

• Aide au recrutement de cadres ou de techniciens supérieurs afin de renforcer les compétences techniques et managériales de l’entreprise.

• Pass Export afin d’aider les entreprises à se rapprocher des marchés étrangers.

• Talent Export destiné à aider l’entreprise à se structurer et à optimiser le service export-international.

Vous trouverez, ci-dessous, les informations nécessaires (à télécharger).

Rappelons qu’en 2017, 49.817 entreprises ont été créées dans la Région, soit une progression de 8,1% par rapport à 2016, propulsant la Nouvelle-Aquitaine au premier rang des Régions les plus dynamiques, hors Ile-de-France.

Sur tous ces thèmes, le collectif Artisan Citoyen est en mesure de faire des propositions concrètes, issues de la somme de nos expériences personnelles et en tant que responsables d’organisations professionnelles.

Nous espérons que cette rencontre sera la première d’une longue série, conformément à la philosophie Artisan Citoyen, fondée sur l’implication des intéressés, car la meilleure façon d’apprendre à nous connaître, c’est évidemment de travailler ensemble.

Michel DUMON
Artisan Charpentier

Un parcours d’accompagnement
pour votre projet de création/reprise d’entreprise

Des aides spécifiques pour le développement
de votre entreprise

 

 

 

 

Le mandat ad hoc : une procédure constructive

Le mandat ad hoc : une procédure constructive

Je rencontrais récemment un fournisseur avec qui j’avais été longtemps en affaire. Ravie de le croiser de nouveau, je remarquais qu’il avait perdu beaucoup de poids et m’empressais de lui demander des nouvelles de sa santé et de celle de son entreprise…

— Classique, me répondit-il, connaissez-vous les 3D, Véronique ? Dépôt de bilan, Divorce, Dépression…

QU’EST-CE QUE LE MANDAT AD HOC ?

Un mandat ad hoc est une procédure, préventive et confidentielle, de règlement amiable des difficultés, dont le but est de rétablir la situation de l’entreprise avant qu’elle ne soit en cessation de paiement. Seul le dirigeant peut demander la désignation d’un mandataire ad hoc au président du tribunal de commerce. (suite…)

JPENERFORM

JPENERFORM est une société d’audit, conseil, formation et expertise dans les domaines du génie climatique, chauffage, ventilation, climatisation, plomberie sanitaire ainsi que l’acoustique architecturale.

Jean-Paul PICHENOT, partenaire de longue date de la Capeb Gironde, travaille depuis 40 ans dans le bâtiment, les études et la maîtrise d’œuvre pour les lots techniques et notamment le CVC (Chauffage, ventilation et climatisation). Chargé de projet pour le SNIA, service gestionnaire du patrimoine immobilier de la Direction Générale de l’Aviation Civile, il dispose de compétences en matière de marchés publics et privés pour les travaux et la maintenance des installations de génie climatique.

Audit et évaluation énergétique

JPENERFORM réalise pour des sociétés gestionnaires de patrimoine des évaluations énergétiques et des simulations d’économies d’énergie après travaux.

Expertises

L’entreprise réalise régulièrement des expertises pour les assurances ou, en tant que sapiteur, pour des cabinets d’expertises. Elle intervient dans le domaine des énergies renouvelables, solaire, énergie bois ou pompe à chaleur, ainsi que les désordres provoqués par les phénomènes de condensation.

Rédaction des marchés de maintenance

JPENERFORM réalise à la demande de syndic de copropriété la rédaction des marchés de maintenance des installations de génie climatique. La mission consiste en un examen des installations et des contrats en cours, le conseil et l’aide à la décision pour le type de marchés et l’optimisation de contrat. L’accompagnement consiste en une présentation en conseil syndical, une optimisation énergétique, l’analyse des offres et le choix du prestataire.

Afin de pouvoir répondre à des sollicitations en matière d’accompagnement, Jean-Paul PICHENOT est associé au bureau d’études BT Plan, dont les activités de maîtrise d’œuvre sont couvertes par une assurance en garantie décennale.

Jean-Paul PICHENOT : 0608158018
jpichenot@laposte.net

Les baux commerciaux

Les baux commerciaux

Il ne se passe pas une semaine sans qu’un artisan, un commerçant, une profession libérale ne me parle du montant de son loyer, ou de son augmentation, en même temps que celle de nos difficultés.
 
Chacun y va de son commentaire mais que dit au juste la loi ?
 
Il faut remonter à 2014, avec la loi Pinel, dont la volonté était de maîtriser les hausses de loyer, d’équilibrer les relations entre les bailleurs et leurs locataires, et de faciliter l’implantation de nouveaux commerces.
 
Sauf modifications notables, caractéristiques du local, destination des lieux, obligations des parties, facteurs locaux, le déplafonnement du loyer, si la valeur locative est en hausse, ne peut pas entraîner une augmentation supérieure à 10 % du loyer acquitté au cours de l’année précédente.

En cas de déplafonnement de la valeur locative à plus de 10%, la loi prévoit un étalement dans le temps de la réévaluation.


Cette augmentation ne peut intervenir, avec la loi Alur, qu’en fin de période triennale.

 
En ce qui concerne l’actualisation annuelle (ou triennale selon le bail en question) du montant du loyer, à la date anniversaire du bail, il faut savoir que dans 99% des cas, sauf si le bail mentionne l’application d’un indice particulier, c’est l’indice INSEE qui s’applique. Or, depuis quelques années, l’application de cet indice conduit à la baisse du loyer de quelques euros.

Par ailleurs,  le locataire peut obtenir la fixation à la baisse du loyer de son bail commercial dès lors qu’est démontrée une modification matérielle des facteurs locaux de commercialité ayant entraîné par elle-même une variation de plus 10 % de la valeur locative. Cette situation pourra notamment se rencontrer dans un local commercial, un peu moins pour un local “artisanal”.

J’invite donc les artisans et les commerçants qui me disent que leur loyer augmente chaque année à se rapprocher de leur expert-comptable afin d’inviter leur propriétaire, sur des informations factuelles, à se mettre en accord avec la loi.

Michel DUMON
Président de la Capeb33

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